Membres

Vous pouvez trouver les membres de la SCEDHS sur SIEDS-direct, le répertoire des membres de la Société internationale d'études du dix-huitième siècle

Membres honoraires

2015: John D. Baird

John Baird est détenteur d'un doctorat de l'université Princeton. Il avait auparavant complété des études aux universités St-Andrews et  McMaster. En 1967, John Baird a joint les rangs du département d'anglais du Collège Victoria (aujourd'hui Université Victoria). Il est l'un des piliers de la Société depuis sa fondation en 1971. Avec un total de vingt-cinq présences, il est le membre qui a assisté aux plus de congrès de manière consécutive. Parmi ses publications savantes, il faut souligner les éditions suivantes : The Poems of William Cowper  (coédité avec Charles A. Ryskamp vol. I, 1980; vols II and III, 1995, Clarendon Edition), le volume XXI de Lumen, issu des actes du congrès de Toronto en 2000, (en collaboration avec Chantel Lavoie et Andreas Motsch). En plus de ses publications, John Baird est renommé pour ses superbes récitations, comme en ont témoigné ses performances de Tristram Shandy, réalisée lors du congrès de la SCEDHS en 2010, de Beyond the Fringe en 2015 au cours du congrès de Vancouver où il a émerveillé l'auditoire. Il contribue depuis de longues années aux Notes & Queries. Il a récemment fait sortir de l'oubli Richard Watson (professeur de chimie à Cambridge en 1764, puis de théologie en 1771). John Baird a été nommé, en 2010, professeur émérite de l'université Victoria, après plus de quarante d'années d'enseignement et d'administration aux niveaux supérieurs de l'université.

2010: David Smith

David Smith est l'un des deux membres fondateurs en 1971 de la Société canadienne d'étude du dix-huitième siècle. Eminent spécialiste d'Helvétius et de Mme de Graffigny, il leur a consacré de nombreuses études critiques, il a participé à l'édition de leurs correspondances, publiées par la Voltaire Foundation, il a préparé des bibliographies matérielles des œuvres de ces deux auteurs, et il a été le co-organisateur du colloque international « Françoise de Graffigny, femme des Lumières », qui a eu lieu en 2014 au château de Lunéville. David Smith a aussi abondamment publié sur Voltaire. Ses activités professionnelles l'ont amené à être élu, entre 1987 et 1995, le vice-président de la Société internationale d'étude du 18e siècle. En plus de ses fonctions d'enseignant chercheur à l'université Memorial, puis à l'université de Toronto où il a dirigé plusieurs thèses de doctorat, David Smith a occupé les postes de directeur du département de Français de l'université de Toronto durant de nombreuses années. Pour souligner la qualité et l'ampleur de ses travaux, une bourse de recherche, offerte annuellement par la Société canadienne d'étude du dix-huitième siècle, porte le nom de « Bourse de recherche D. W. Smith sur le XVIIIe siècle ». David Smith est membre de la Société royale du Canada depuis 1997.

2009: Raymond Joly

Raymond Joly se joint à la Faculté des lettres de l'Université Laval en 1967 et y enseignera jusqu'en 1998. Il sera également professeur invité à McGill de même qu'à l'Internationales Jugendfestspieltreffen de Bayreuth. Membre pionnier de notre Société, M. Joly en assume la présidence de 1972 à 1975, et co-organise le congrès de 1975 (Québec). Tout au long de sa carrière, son enseignement se partagera essentiellement entre littérature française des XVIIe et XVIIIe siècles, lecture de textes dramatiques et psychanalyse littéraire. Notons qu'il est depuis longtemps associé à l'École freudienne de Québec. Spécialiste de Marivaux, Prévost, Diderot, Rousseau et Rétif de la Bretonne, M. Joly s'illustre encore dans le domaine musical par ses nombreux travaux sur Wagner. Depuis 2004, il poursuit de manière assidue et originale sa contribution aux études dix-huitiémistes en collaborant, à titre de traducteur et de rédacteur, aux projets de l'ensemble baroque montréalais Les idées heureuses, dirigé par la musicienne Geneviève Soly.

2008: Réal Ouellet

Premier Président de notre Société (1971-1972), organisateur du congrès de 1975 (Québec), Réal Ouellet a fait une fructueuse carrière au département des littératures de l'Université Laval et enseigné à titre de professeur invité à Ferrare, en Martinique de même qu'en Colombie-Britannique. Spécialiste du roman classique, du théâtre, de la relation de voyage, des écrits missionnaires, de la représentation littéraire de la Nouvelle-France et des Antilles, en passant par les figures de l'Amérindien et du flibustier, Réal Ouellet a produit une œuvre critique sensible à toutes les formes d'altérité culturelle et géographique. Il s'est également illustré dans le domaine de l'édition critique (Lahontan, Sagard et Champlain, entre autres auteurs) et de la création littéraire (nouvelles, romans). Fondateur de la revue Études littéraires, membre actif du Centre interuniversitaire d'études sur les lettres, les arts et les traditions (CELAT), M. Ouellet a vu son travail récompensé par la prestigieuse bourse Killam du Conseil des arts du Canada (1988-1989).

2007: David Blewett

David Blewett est l'un des membres fondateurs de notre société. Il a participé aux premières discussions qui en jetèrent les bases, contribuant ainsi à l'essor de la recherche dix-huitiémiste, dont la voix cherchait à se faire entendre entre les études sur « la Renaissance et le romantisme, qui disposaient d'imposantes structures ». Professeur au département d'Anglais de l'université McMaster de 1969 à 2003, David Blewett est un spécialiste de Defoe, dont il a édité les romans et les textes d'idées, tout en publiant sur cet écrivain plusieurs ouvrages critiques ; il a, au surplus, fait paraître des éditions d'Amelia de Henry Fielding et de Roderick Random de Tobias Smollett. En 1988, David Blewett fonde Eighteenth-Century Fiction, importante revue bilingue qui jouit d'une reconnaissance internationale et dont la contribution au rayonnement du Canada dans le domaine de la recherche sur le dix-huitième siècle est essentielle ; il en a été l'éditeur depuis sa création jusqu'en 2003.

2006: Isobel Grundy

Isobel Grundy est venue s'établir au Canada en 1990, année où elle succède à Henry Marshall Tory, professeur à l'université de l'Alberta, et où elle publie, avec Virginia Blain et Patricia Clements, The Feminist Companion to Literature in English: Women Writers from the Middle Ages to the Present. Déjà spécialiste reconnue de Samuel Johnson, Isobel Grundy commence alors à nouer les liens qui allaient durablement l'unir à la vie de notre société. Lors du congrès de 1992 à Saint-John's, elle présente une conférence plénière portant sur la campagne que mena, malgré les résistances des autorités médicales, Lady Mary Wortley Montagu en faveur de l'inoculation volontaire de la variole. En plus de sa magistrale biographie, Lady Mary Wortley Montagu: Comet of the Enlightenment, elle a édité plusieurs ouvrages et publié de nombreux articles, portant tantôt sur l'écriture des femmes, tantôt sur des questions relatives aux pratiques biographiques et éditoriales. Mais l'une des contributions les plus marquantes d'Isobel Grundy aura été la co-édition d'Orlando: Women's Writing in the British Isles from the Beginnings to the Present, une base de données lancée en 2006 par Cambridge University Press et contenant plus de six millions de mots. Membre de la Société royale du Canada, Isobel Grundy est récipiendaire de nombreux prix soulignant son excellence en recherche et sa contribution dans le domaine des humanités numériques ; elle a dirigé avec une grande générosité de nombreux étudiants, aussi bien au sein de notre société qu'un peu partout dans le monde.

2005: Marie-Laure Girou Swiderski

Marie-Laure Girou-Swiderski est professeure titulaire au département des Lettres françaises de l'Université d'Ottawa, où elle a fait toute sa carrière, de 1966 à 2003. Agrégée de Lettres modernes (Paris, Sorbonne) et docteure de l'Université de Grenoble, elle est l'une des plus éminentes spécialistes de Robert Challe et de l'écriture féminine au XVIIIe siècle.

Présidente de la Société canadienne d'étude du dix-huitième siècle entre 1997 et 2000, elle a joué un rôle de premier plan dans la vie de cette Société, dont elle a organisé l'un des congrès à Ottawa en 1986. Ses travaux ont contribué au renouvellement de notre connaissance du XVIIIe siècle et, en particulier, de celle des femmes de lettres, avec plusieurs articles, souvent pionniers, consacrés à Mme Belot, Mme Roland, Mme de Villeneuve ou Mme d'Arconville. Elle a notamment participé au Dictionnaire des femmes des Lumières (Champion). La qualité exemplaire de ses travaux tient à une démarche qui sait allier critique rigoureuse et bonheur d'expression.

2004: Roger Emerson

Roger Emerson a enseigné l'histoire à l'Université Western Ontario de 1964 à 1999, année où il a été nommé professeur émérite. Il a été l'un des coéditeurs (aux côtés de Gilles Girard et de Roseann Runte) du premier numéro des actes du congrès de la Société, dans le journal, appelé à l'époque, L'Homme et la nature et publié en 1982 par l'Université Western Ontario. Parmi ses publications, on peut citer : Professors, Patronage and Politics: the Aberdeen Universities in the Eighteenth Century (1992), Academic Patronage in the Scottish Enlightenment: Glasgow, Edinburgh and St. Andrews Universities (2008), et Essays on David Hume, Medical Men and the Scottish Enlightenment: 'Industry, Knowledge and Humanity' (2009). Il a aussi été l'un éditeurs des quatre volumes de l'Encyclopedia of the Enlightenment (Oxford, 2002). Roger Emerson a publié en 2013 une biographie qui a remporté le prix de la Société Saltire pour le meilleur livre de l'année portant sur l'histoire écossaise : An Enlightened Duke: The Life of Archibald Campbell (1682-1761), Earl of Ilay and 3rd Duke of Argyll. Le nom de Roger Emerson est intimement lié à l'étude des Lumières écossaises.

2003: Larry Bongie

Larry Bongie est professeur émérite de l'Université de la Colombie britannique, où il a fait toute sa carrière, de 1953 à 1992. Docteur de l'Université de Paris, il est officier dans l'Ordre des palmes académiques et membre de la Société royale du Canada.

Il est associé à la Société canadienne d'étude du dix-huitième siècle depuis sa création en 1971. Il a participé activement à plusieurs de ses congrès, il a collaboré à l'organisation des congrès de 1979 et de 1987 à Vancouver, et il a été Western Vice-President de la Société.

Il travaille aussi bien en littérature française qu'en littérature anglaise. Pour s'en tenir au seul XVIIIe siècle, il a écrit sur Diderot, Condillac, Hume, Charles-Edward Stuart, Sade et Charles de Julie. Les qualités de ses recherches sont toujours les mêmes : travail documentaire de première main, notamment dans les archives, respect des faits, refus des lieux communs.